Yesterday, I noted that the centerpiece of the UK-France agreement to cooperate on nuclear weapons stockpile stewardship was to be a new radiography facility at Valduc, called EPURE.

Today, a few more details are available.  It appears that the facility will be shared, but that French and British teams will work seperately.  Our friend, Bruno Tertrais, explained in an interview with Le Point — “Chacun reste maître chez soi.”

Quelles avancées concrètes permettra cette nouvelle installation de Valduc, baptisée EPURE ?

Il s’agit pour l’essentiel d’un centre de radiographie qui permettra d’étudier le comportement de matériaux soumis à des conditions extrêmes de température ou de pression, ce qui est le cas des armes nucléaires. Mais si l’outil technique de physique sera conçu et réalisé en commun, les activités seront complètement séparées. La machine est partagée, et les expériences seront faites par chacun dans son coin. C’est symboliquement important et politiquement très significatif, mais au plan de la dissuasion nucléaire et de ses outils, cela ne change rien du tout, ni pour les Français, ni pour les Britanniques. Chacun reste maître chez soi.

Jean-Dominique Merchet, a journalist with Marianne, has a detailed description of the proposed project, noting that AIRIX takes pictures on a single axis.  It is not clear whether EPURE will be a 2- or 3-axis facility.  (The D in DARHT, the US facility, stands for “dual” while the proposed UK Core Punch facility would have had three):

Avec les supercalculateurs Tera 10 et le laser mégajoule, le système Airix  est l’un des éléments du programme de simulation des essais, lancé par la France après la fermeture de Moruroa en 1996. Il s’agit d’observer ce qu’il se passe au moment de l’implosion, qui “allume” la réaction nucléaire au sein de l’arme. C’est un système de radiographie par rayons X, comparable à ceux utilisés en médecine, mais nettement plus puissant. Le but est de radiographier des matériaux, d’une densité pouvant atteindre 60, durant les quelques millièmes de secondes de l’implosion, alors qu’ils se déplacent à des vitesses comprises entre 2000 et 3000 mètres par secondes. La résolution du système actuel est de 0,5 mm. Il fonctionne à Moronvilliers (Marne) depuis 2000. Ces tests se font avec des matières inertes, proches de celles utilisées pour les armes.

Le système actuel ne permet que d’obtenir une seule image, alors que celui qui sera développé au Valduc, d’ici à 2022, permettra de radiographier l’implosion sur plusieurs axes. Un progrès notable, dont on ignore encore le coût.

[le snip]

Le partage d’installations scientifiques au Valduc ne signifie pas pour autant que les deux pays échangeront complètement les résultats de leurs expériences. “Il pourra y avoir des transports de matériels nucléaires britanniques en France” a précisé l’Elysée.

En matière de laser mégajoule, une coopération existe d’ailleurs avec les installations américaines de Livermore, sans pour autant que tout se fasse à livre ouvert avec les Etats-Unis.

The other interesting things to note here is that Merchet suggests the information barrier will be similar to CEA’s use of the US National Ignition Facility (NIF) which is something that is acknowledged, but seldom discussed in detail.

I don’t really know how this works for hydrodynamic research.  “Unless you say ‘On Mondays, Wednesdays and Fridays only French are allowed in the building, and on Tuesdays, Thursdays and Saturdays only Brits and we all take Sunday off to have a party,’ I don’t know how you don’t share information,” I told Geoff Brumfiel, who wrote a nice post on EPURE.

Nor, am I sure that I understand why the UK and France want to develop their own hydrodynamic test facility, when the UK has access to DARHT and France presumably could have access (as it does at NIF) if it wished.

Its all very strange.